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Le principe de l'impression est de déposer une fine couche d'encre sur le support (qu'il soit papier, film plastique ou autre). Cette couche d'encre doit avoir une bonne cohésion et une bonne adhésion au support.
On peut considérer deux types de séchages : le séchage physique et le séchage chimique, mais les deux types de séchage peuvent être utilisés simultanément, le but étant bien entendu de réduire le temps de séchage et la consommation d'énergie.
Le séchage physique (ou coldset)
Ici, le véhicule de l'encre va pénétrer par capillarité dans le support. Les pigments, eux, restent en surface. L'encre ne sèche pas à proprement parler, elle perd de sa viscosité.
Ce séchage, dit coldset (séchage à froid), est principalement utilisé sur les presses rotatives de presse (papiers journaux). C'est pour cette raison que l'on peut avoir de l'encre sur les doigts en frottant un papier journal.
Le séchage chimique
L'encre, au contact de l'air subit une oxydo-polymérisation et donne un film d'encre sec.
Les éléments susceptibles de polymériser sont des huiles végétales (colza, tung...). La polymérisation peut être très longue (de 8 à 24 heures) et on peut alors l'accélérer à l'aide de sécheurs à infra-rouges (apport de chaleur).
Cependant, le séchage continue longtemps après, ce qui entraîne la perte de souplesse du film d'encre et de son brillant.
Les produits dégagés par l'oxydo-polymérisation (aldéhydes, cétones et acides carboxyliques) empêchent l'utilisation du séchage chimique pour l'emballage alimentaire.
Le séchage mixte (ou quickset)
Il associe à la fois le séchage physique (par infiltration) et le séchage chimique (par oxydo-polymérisation).
On a tout d'abord absorption du véhicule par le support, ce qui laisse un film d'encre mou en surface qui va ensuite être séché par oxydo-polymérisation.
L'ajout de sécheurs à infra-rouge accélère la réaction mais représente une forte consommation d'énergie (10 à 20 kW par groupe d'impression, avec un rendement de 60 %).
Le séchage thermique (ou heatset)
Il combine à la fois le séchage par infiltration et le séchage par évaporation. Une partie du véhicule de l'encre est absorbée par le support (10 à 20 %) et l'autre partie évaporée dans des fours chauffés entre 100 et 200 °C. Les fours sont alimentés par gaz (butane, propane, GPL...) ou fioul.
Les produits évaporés doivent alors être récupérés pour ne pas être rejetés dans l'atmosphère.
Le séchage par rayonnement ultra-violet (UV) ou Electron Beam (EB) faisceaux d’électrons
Ces encres polymérisent sous le rayonnement UV qui excitent des photo-amorceurs. La polymérisation a généralement lieu par voie radicalaire et plus rarement par voie cationique.
L'avantage de ce système est que l'on obtient une encre sèche sans dépenser beaucoup d'énergie. De plus, le film d'encre est très résistant à l'abrasion, au vieillissement, à la lumière, à l'humidité... (mais posera des problèmes au désencrage).
Ces encres sont très utilisées dans l'emballage et permettent l'impression sur des supports peu poreux (PVC, papier couché,...)
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